Voyage en bus Sucre/Santa Cruz de la Sierra

Je me sens un cycliste décomplexé dorénavant, en effet le relief et l’état des routes boliviennes ont eu raison de mes forces et de ma volonté. Je prendrai donc le bus à chaque fois que je le jugerai utile. C’est donc 16 heures de trajet de nuit qui me seront nécessaires pour rejoindre Santa Cruz.

Les bus boliviens « économiques » sollicitent principalement les sens suivants : l’ouïe et l’odorat. Pendant les deux premières heures du voyage, un bébé n’a pas cessé de brailler à trois rangs de moi. J’ai commencé alors à envisager de remettre au gout du jour le sacrifice d’enfant pratiqué par les incas il y a quelques siècles!!! Quant aux odeurs, il faudrait avoir des repères pour pouvoir les décrire, personnellement je n’en trouve pas.

Même la nuit, la chaleur est étouffante et les fenêtres ouvertes laissent entrer la poussière selon la nature de la route. Vers 1h30 du matin, arrêt en pleine campagne, changement de pilote, le chauffeur va ouvrir la soute à bagages pour faire sortir son collègue qui dort (peut-être ?) et prendre sa place. Je ne la connaissais pas cela !!!

Arrivé vers 6 heures du matin, j’attends 8 heures pour dénicher une superbe auberge de jeunesse en plein centre ville, histoire de se refaire une fraicheur. Le confort et l’inconfort rythment le voyage, c’est ce que j’aime.

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