HOLA ECUADOR Guayaquil-Manta-Montecristi

dJe quitte Lima sans regret, la ville ne présente pas un intérêt touristique évident cependant j’en ai profité pour mettre fin à une tourista tenace qui m’a pompé une partie de mon énergie. Le bus vers Guayaquil sera donc le bien venu. J’y resterais 2 nuits dans une super auberge avec déco d’inspiration japonaise, clean, zen etc… La ville non plus ne présente pas vraiment beaucoup d’intérêt et je décide d’enfourcher à nouveau mon vélo pour Manta. La sortie de la ville est un enfer de circulation, autoroutes, bandes d’arrêt d’urgence etc… Les 70 km jusqu’à Pedro Carbo seront du même tabac… Le lendemain, après 25 bornes de cotes et de cagnard je tends le pouce pour prendre le bus. Je n’ai plus la patate, j’ai perdu des forces ces 15 derniers jours et je ne trouve plus le plaisir à pédaler sur des routes bondées. J’arrive donc à Manta en bus, avec pour objectif de m’assurer de la réservation de l’hôtel pour toute la famille qui viendra me retrouver aux fêtes de fin d’année. Depuis ce matin tout est en ordre, réservation confirmée, je suis soulagé de ce coté. Manta est une ville portuaire, pas très belle mais qui pourra faire une base pour visiter aux alentours.

Entre autre Montecristi, ville réputée pour faire les plus beaux Panamas d’Equateur. Beaucoup pensent que le fameux chapeau de paille blanche avec son ruban vient de Panama. Grossière erreur, le nom de Panama est resté de l’époque des marchands espagnols vers les années 1800 qui exportaient ces chapeaux équatoriens via le Panama, ensuite les ouvriers du canal de Panama l’utilisèrent et contribuèrent un peu plus à la confusion !!!

Je me suis donc rendu chez le meilleur chapelier de Montecristi, qui après m’avoir vendu un Fino, m’a expliqué la complexité du travail et les différentes qualités des articles. La fille de la maison m’a montré un extrafino d’exception à 1500 dollars, la paille et le tissage est tellement fin qu’il est à peine visible. Sept mois de travail à raison de 5 à 6 heures par jours !! Pour un fino, c’est 2 à 3 mois de travail, on ne peut qu’admirer ces artisans qui s’usent la vue pour fabriquer de telles merveilles. Ces chapeaux peuvent être roulés sur eux-mêmes et reprendre leur forme d’origine, alors que sur des productions bon marché la paille se brise… Même les chinois n’ont pas (encore) réussi à faire pousser une paille avec autant de qualités !!!.

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