De Saint Aubin à Istanbul

C’est reparti pour un tour, cette fois direction la Mongolie. Depuis mon départ de la maison le 28 avril 2018, je n’ai quasiment roulé que sous la pluie jusqu’à Venise. Pénibles les  journées, pénibles les  nuits sous la tente aussi. J’embarque le 5 mai sur un ferry à Venise direction Igoumenista en Grèce, 25 heures de mer me font gagner les  journées de route qui j’ai perdu  en attendant tous mes visas à Paris. A l’embarquement j’étais entouré d’une soixantaine de motards allemands  et autrichiens tous équipés  de gros Trail BMW. Évidemment mon top case à 50€ en plastique bricolé façon livreur de pizzas  supporte mal la comparaison avec les leurs. Je me sentais le  cochonnet au milieu de  boules de pétanque.  Ma Royal Enfield attire cependant l’attention, intrigue, fait sourire mais ne laisse pas indifférent.   Les  discussions s’engagent facilement, mais aucun motard ne m’a proposé d’échanger nos montures ??? Denise c’est le nom que j’ai donné à ma machine, ne me demandez pas pourquoi, je trouve qu’elle a une gueule à s’appeler Denise.

Première halte touristique en Grèce, les Météores, site magnifique avec ses monastères perchés en haut de ces pitons rocheux.

J’arrive enfin à Istanbul le 11 mai, c’est la première étape importante de mon voyage. Depuis des années je voulais visiter cette ville. Ville cosmopolite où l’on peut croiser dans la rue à la fois des filles des plus sexy à des niqabs noirs, un peu moins.

Je visite la fameuse Mosquée Bleue qui doit  être magnifique si les échafaudages ne la cachait pas à l’intérieur comme à l’extérieur, plonge dans le tumulte du Grand Bazar et enchaine rapidement par un thé et une chicha en guise de soulagement.

Ma principale préoccupation est  d’obtenir un visa turkmène ou azéri  qui me permettra de poursuivre ma route.  Après une savante étude comparative tenant compte du temps d’obtention et de la complexité administrative, j’opte pour l’Azerbaïdjan. Je me pointe à l’heure d’ouverture du consulat pensant être le premier lorsque que je découvre une trentaine de personnes agglutinées à la porte !! Une liste d’attente manuscrite improvisée  est affichée sur la porte où chacun y ajoute son nom, je porte le dossard 29 !! Patience et trois heures plus tard on me confirme qu’un e-visa est possible et surtout qu’il permet une entrée par voie terrestre. Parfait,  je remplirai tranquillement ma demande à l’auberge et reprendrai dès demain la route vers la Cappadoce. A l’heure où j’écris ces lignes  je n’ai pas encore reçu mon visa, mais j’ai bon espoir de l’obtenir et surtout je peux enfin planifier ma route pour les prochaines semaines.

Suite au prochain numéro…

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