Bogota – Carthagène – Santa Marta

Quand j’arrive à l’aéroport  de  Bogotá la nuit est déjà tombée, je n’aime pas çà mais mon auberge est réservée, reste à changer de l’argent et ne pas trop se faire arnaquer par le taxi. L’auberge est située dans La Candelaria, le quartier historique de la capitale, le plus touristique  avec  son architecture coloniale, sa propreté et sa sécurité. Le lendemain matin,  je me lance dans Bike tour à la découverte d’autres lieux de la capitale. Nous partons découvrir le quartier historique, un parque, une brulerie de café, des petits musées improbables et les célèbres graffitis de Bogotá… Des artistes du monde entier sont venus orner de graffitis de nombreux  murs de la capitale, les tour opérators en ont fait un thème à part entière.

Le plus surprenant est le Muséo de la basura, (musée de la poubelle) d’un ’artiste colombien, http://www.troku.org J’ai pu le rencontrer quelques minutes au fond d’un grenier rempli de … ? que dire, il y a de tout, enfin tout ce que l’artiste estime symboliser la société de consommation et ses ravages sur  la planète ? Quand je l’aperçois après avoir gravi une petite échelle, il est coincé sous le toit, calé au fond de son divan avec une bouteille de whisky devant lui et un bonnet rasta vissé sur la tête. L’artiste parle français après avoir passé 8 ans aux Beaux Arts à Paris, « pendant  les années Miterrand » qu’il me dit, « aussi  j’avais une copine bretonne à l’époque, elle s’appelait Monique, si tu la vois, dis lui bonjour de ma part »…

Après trois jours à  Bogota, je me tape 24h de bus pour rejoindre Cartagena sur la cote caraïbe. Ville que je connais déjà un peu pour y être passé il y a 2 ans. J’aime cette ville, son quartier colonial, ses plages à proximité, son soleil etc… Seul inconvénient c’est la haute saison, il est conseillé de réserver ses nuits en avance. De fait, difficile de trouver sur le net des places à prix raisonnables pour les fêtes de fin d’année. Après de longues recherches, je trouve une auberge à 12 € la nuit sur Hostels.com et réserve dans la foulée. Ce n’est que le lendemain que je découvre que l’auberge est sur une ile à 1h30 de bateau de Cartagena !!! Super, j’adore l’imprévu.

 A peine débarqué, je sens tout de suite chez les « volontaires » de l’accueil que toute forme de tension n’est pas de mise sur l’ile. Une crise de nerf a bien eu lieu sur l’ile mais personne ne se souvient de l’année… L’organisation de l’auberge, du bar, du restaurant  occasionnerait un suicide collectif d’ingénieurs automobile japonais. Le prix des consos est variable selon le barman, les rendus de monnaies défient toutes notions  de calcul mental. J’oubliai, le responsable de l’auberge  est venu m’expliquer que les prix que j’ai payé pour les 3 nuits correspondent à ceux du hamac et non du dortoir. Après vérification de ma  confirmation, l’erreur vient du site de réservation,  je peux donc rester dans mon dortoir. Le site n’est ouvert que depuis 7 mois, les équipes ne sont pas encore rodées… normal.

Je me demande si l’herbe qui pousse sur les balcons…

Le retour en bateau à Cartagena mérite aussi quelques lignes. Nous partons avec une heure de retard, normal, le vent se lève et la mer commence à creuser, je prends  des paquets de flotte dans figure mais la mer c’est mon truc… Le bateau est une  grande barque pouvant accueillir 30 passagers. A environ 5 km de la cote, le moteur tousse et s’arrête ? J’entends « gasolina » sortir de la bouche du capitaine, je me dis « pas de problème on va repartir avec le réservoir de sécurité ». Un quart d’heure plus tard le moteur gronde à nouveau quand un  bruit de casseroles retentit aussitôt. Cette fois c’est du sérieux, on a perdu l’hélice… Des hors bords à touristes nous doublent à fond et  les femmes de l’embarcation lèvent le bras et crient à l’aide ! Ambiance. L’un d’eux nous remorque, la corde casse, on est maudit ou quoi…cinq minutes plus tard le capitaine fait passer ses 30 passagers sur deux autres hors bords et nous rejoignons  enfin  Cartagena avec deux heures de retard.

Je commence à comprendre le sens de l’expression : « à la colombienne ». Pas de stress, tout va aller.

Le lendemain direction  Santa Marta, j’arrive en bus vers 20H30, la ville est remplie de touristes et les auberges sont blindées. Je trouve un hôtel et file me restaurer.  A la terrasse d’un restaurant, j’entends un français  hurler après une serveuse. Le type refuse de changer de table (pour arranger la serveuse)  sous prétexte que les chaises de la nouvelle sont en plastique et qu’il ne supporte pas l’odeur du plastique !!! Le français est prétentieux, râleur il est parfois surtout con et çà se voit encore mieux à l’étranger.

Je vous quitte, demain, je pars faire un trek de 5 jours  baptisé  Ciudad perdida ( la cité perdue) en montagne.

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