ANECDOTES SUD AMERICAINES

 

Dans quelques jours je quitterai l’Amérique centrale et l’Amérique du sud par la même occasion. Pour les amoureux des chiffres j’ai pédalé environ 5000 km depuis Buenos Aires le reste a été fait en bus ou en bateau.

Des patrouilles de flics, j’en ai croisé des dizaines mais n’étant pas certain d’avoir la même approche aux USA sur mes rencontres en uniforme, je me dois de leur consacrer quelques lignes dès maintenant.

Je me faisais un jeu de les saluer avec zèle et banane jusqu’aux oreilles du haut de mon vélo de clown. A chaque fois sauf une en Argentine où un flic a contrôlé mon passeport  (en se la pétant grave, d’ailleurs), ils étaient curieux de mon mode de locomotion et attaquaient directement la discussion sur les qualités de mon vélo couché. Leurs questions étaient rigoureusement les mêmes que celles des « civils » : pourquoi je voyage avec un vélo comme çà, si c’est moi qui l’ait fabriqué, d’où je viens, où je vais, depuis quand je suis parti, combien temps je vais mettre pour faire le tour, etc. Y’en a même qui m’ont donné à boire (de l’eau, faut pas déconner non plus). Cela me fait tout drôle d’échanger avec des gendarmes dans des conditions détendues, ils me demandent même mon adresse Facebook, pour finir je leur laisse ma carte de visite ! Attention, j’ai des amis dans la police maintenant …

Ceux que j’aime bien aussi, ce sont les types qui entretiennent les routes. Ils font un travail pénible et j’ai l’impression que leurs rires à mon passage ou leurs signes amicaux de la main leur font oublier pendant quelques secondes la dureté de leur boulot.

A San Blas Islands.

Pendant une escale sur une ile de San Blas, l’équipage décide de passer la soirée à terre autour d’un feu. En fait, c’est surtout l’occasion de picoler un peu plus longtemps. A peine débarqués du canot, deux passagers colombiens d’un autre bateau nous accueillent, ils sont déjà bien alcoolisés et heureux d’agrandir le cercle de fêtards. Au cours de la soirée, l’un d’eux pris de nostalgie sans doute, commence à nous raconter sa vie avec ces mots : mes parents n’ont pas eu de chance, ils ont eu sept enfants, quatre garçons et deux filles et le dernier … on ne sait pas ? mais on l’appelle Jorge !!! Je suis pris d’un fou rire malgré son visage désolé. Je ne pense quand même pas que ses parents pensaient à George Sand en baptisant leur dernier rejeton !!!

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  1 comment for “ANECDOTES SUD AMERICAINES

  1. louisa Flanet
    24 février 2015 at 18 h 33 min

    Coucou Franck 5000km quel courage .Combien d heures sur ton vélo? Combien te reste t-il de km? Combien de mois encore à pédaler? ??? Bises et bonne route Louisa

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