10 MOIS, 10000 KM ET QUELQUES RENCONTRES…

Les 10 000 km à vélo franchis, me voilà sur les routes de Thaïlande depuis presque une semaine et il me prend l’envie de faire un léger retour en arrière sur les différents types de rencontres. Celles de trois minutes mais aussi d’autres plus longues.

Dans tous les pays traversés les gens sont prévenants et agréables avec le voyageur, mise à part une petite frayeur récente, je ne me suis jamais senti en insécurité.

Mon vélo couché suscite la curiosité dans tous les pays et déclenche les mêmes rires de gamins, les mêmes pouces levés en l’air, les mêmes sourires des adultes mais aussi les mêmes beuglements de gros balourds auxquels je ne réponds jamais.

On a souvent refusé que je paye une bière ou deux bananes, offert à manger et on m’a même proposé de l’argent (refusé bien entendu) !!!

J’ai eu l’occasion de rencontré aussi beaucoup de jeunes « backpackers » dans les auberges de jeunesse ou sur la route. Certains partis pour 6 mois et d’autres pour plus longtemps avec des rêves d’aventures dans la tête. Je me sens plus proche des cyclistes et pour cause, et « moi qui balance entre deux âges » les rencontres les plus désagréables ont été celles de vieux couples de cyclotouristes français. Le premier donnait des leçons sous le couvert de conseils (insupportable) et le deuxième avait « tout fait et tout vu de l’Amérique du sud » (y’en a qui ont de la chance…). Heureusement il y a les jeunes, ceux qui ont la banane sur le visage pour dire bonjour, qui voyagent parfois avec très peu de moyens mais semblent tellement heureux et épanouis. Bien dans leur tête, bien dans leur corps, bien sûr quelques fumeurs de joints dans le lot, mais jamais assez cons pour prendre des risques dans un pays qui ne rigole pas sur le sujet, et puis le lendemain il faut remonter sur le vélo. On échange quelques adresses ou quelques anecdotes et puis « bonne route »,  la journée sera belle.

A Singapour j’ai rencontré un jeune cycliste belge parti de son pays il y a deux ans avec les règles suivantes : pas d’avion, pas de téléphone, pas d’ordinateur, pas d’appareil photo, pas de viande et une guitare sur le porte-bagages de son vélo pourri ! Un intégriste quoi… Comme il était heureux d’être arrivé à Singapour, il s’était offert une bouteille de champagne à la douane «  chère pour moi mais pas cher pour du champagne » comme il disait. En fait, une horrible clairette de la Drome, où heureusement le mot de Champagne ne figurait pas sur l’étiquette de la bouteille. Mais tant pis il était tellement content de la partager sa bouteille. Il voyageait avec un anglais et disait en rigolant «  je fais attention à ce que je lui dis parce qu’il veut écrire un bouquin à la fin de son voyage».

Je suis aussi frappé par le bon niveau d’anglais qu’ont les jeunes et en particuliers ceux originaires des pays situés à l’est de la France. La France doit avoir loupé une marche dans son système scolaire ?

Revenons à la Thaïlande maintenant : super simple de circuler, de trouver une guesthouse bon marché et propre, de manger (c’est bon et varié) et s’il ne faisait pas aussi chaud avec quelques orages, ce serait le paradis des cyclistes. Pour l’heure je me dirige vers Phuket et ses plages bien touristiques, à la prochaine.

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